NEUF ETUDIANTS DE L’EPSS EN MOLDAVIE (mai 2018)

L’epss est une école ouverte sur le monde, en voici une nouvelle fois la preuve. Du 12 au 20 mai 2018, neuf étudiants ont effectué un voyage humanitaire en Moldavie, en Europe orientale. Actuellement formés au métier d’éducateur spécialisé (ES), inscrits en 2e année, ces élèves pouvaient réaliser un projet collectif dans le cadre de leur formation. Ces projets facultatifs suscitent toujours beaucoup d’enthousiasme.

info document - JPEG - 443 ko Ils sont neuf ! Camille SAMAEY (23 ans), Lauriane CALIMIA (21 ans), Marc-Antoine RAIMBOURG (23 ans), Manon CLÉACH (20 ans), Cassandra LETHIAIS (21 ans), Julie GUITTENY (21 ans), Hugo ROCHETA-DOS-BARROS (21 ans), Alexia TORRES (19 ans) et Morgane SCHNEIDER (20 ans).

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L’École pratique de Service Social (epss) : Pourquoi avez-vous choisi de partir à l’étranger ?

Camille SAMAEY : C’est une longue histoire ! Tout a commencé en juin 2017, pendant une réunion organisée à Cergy-Pontoise par l’école. A tour de rôle, les élèves en 2e année nous ont présenté leur projet collectif. Un petit groupe nous avait particulièrement marqué et enthousiasmé. Ces étudiants étaient partis une semaine dans un orphelinat au Sénégal. Leur témoignage nous avait tout de suite plu ! Entre copains de promo, du coup, on s’était dit qu’un séjour à l’étranger serait vraiment génial !

L’École pratique de Service Social (epss) : Vous êtes les seuls à être partis à l’étranger cette année en 2018 ?

Julie GUITTENY : Oui ! En fait, dans notre promo qui compte environ 70 étudiants, certains sont restés sur Pontoise (95) pour travailler avec des sans-abris, d’autres ont accompagné des adolescents en rupture vers Albi (81), d’autres encore ont séjourné en Bretagne pour mettre en place un projet d’écriture avec des personnes addict… D’ailleurs, leurs projets étaient également tous très intéressants !

info document - JPEG - 176.4 ko L’École pratique de Service Social (epss) : Pourquoi avoir décidé de partir en Moldavie ?

Hugo ROCHETA-DOS-BARROS : L’idée c’était de rester en Europe, de ne pas aller trop loin pour limiter les dépenses en restant raisonnables. Par ailleurs, pour nous sentir utiles, nous voulions aller à la rencontre d’hommes et de femmes pauvres à qui apporter un peu de réconfort et de chaleur humaine. Rapidement, nous avons pensé à l’Europe de l’Est. Nous avons fait quelques recherches sur internet et, de fil en aiguille, nous avons trouvé une association humanitaire franco-moldave avec laquelle échanger. C’était pratique pour communiquer car leur référent local parlait français !

info document - JPEG - 96.8 ko L’École pratique de Service Social (epss) : Financièrement, quelle fut votre stratégie ?

Lauriane CALIMIA : Ce fut un vrai travail d’équipe et, surtout, sur les conseils de notre formateur Olivier DANIEL, nous avons commencé à chercher des fonds très rapidement. Dès septembre 2017 ? Commencer tôt, c’est le secret ! En huit mois, nous avons récolté près de 6 500 euros. Comment ? En demandant une subvention à l’epss (500euros) mais aussi, et surtout, en proposant l’emballage de leurs cadeaux aux clients en grande surface (Maxi’Toys / Cultura / Simply-Market / Leclerc…), en organisant une tombola avec des lots à gagner offerts par des marques (brosse à dents électrique, sculptures en chocolat, objets de déco en bois, paniers garnis portugais…), en organisant une chasse au trésor dans un collège à Sarcelles (95) ou encore une course solidaire… Bref ! Ce fut très chronophage. Nous n’avons pas arrêté. Nos week-end furent bien raccourcis (rires). Au final, nous n’avons dépensé que 5 500 euros tout compris. Il fallait compter en moyenne 200 euros/personne pour l’avion (A/R), 80 euros/personne pour le bus et 16,50 euros par personnes (par nuit) pour le logement chez l’habitant, avec les repas compris. Bon marché !

info document - JPEG - 109.4 ko L’École pratique de Service Social (epss) : Vous êtes allés dans la campagne moldave, dans le village d’Horodiste, à 80km de la capitale. Vous y avez passé plusieurs jours, au contact de la population, dans une école avec une cinquantaine d’enfants défavorisés. Vous leur avez offerts 200 livres (rédigés en roumain) et vous avez beaucoup joué avec eux en organisant des activités ludiques. Au final, quelle leçon tirez-vous tous de ce voyage humanitaire ?

Morgane SCHNEIDER : Je pense que l’on est tous d’accord pour dire que ce voyage fut fantastique et que ce fut trop rapide. Huit jours, cela va très vite ! Le 1er enseignement de ce périple ? Je pense qu’il est simple : « On ne change pas les gens ! Il faut les prendre comme ils sont et ne pas vouloir absolument changer leurs habitudes. » Cela nous servira plus tard dans notre boulot d’intégrer ce paramètre. C’est important. Je dis cela car, là-bas, les gens sont pauvres mais ils sont heureux. Bien que délaissés, ils composent au quotidien avec leurs contraintes en se débrouillant. Ils mangent très gras (huile, beurre, saindoux), ils cultivent tous leur propre terre pour survivre et savent accueillir les bras ouverts. Encore merci à l’association locale « Vent d’Est » pour son engagement et sa gentillesse.

info document - JPEG - 78.6 ko Marc-Antoine RAIMBOURG : Moi je retiens aussi qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de grands moyens pour mener de belles actions ou pour animer un collectif. Par exemple, avec de la laine, des boites de fromage, des pailles et un peu de colle, nous avons réalisé une gigantesque toile d’araignée avec laquelle les enfants ont pu jouer. C’était top !

L’École pratique de Service Social (epss) : Vous repartiriez à nouveau ensemble en 2019 ?

Alexia TORRES : Franchement, pendant notre 3e année à l’epss nous n’aurons pas le temps de renouveler l’expérience car nous allons devoir valider notre diplôme et cela nécessite beaucoup de travail. Mais moi je ne regrette pas du tout d’avoir partagé autant de moments avec mes camarades de promo. On a tout fait ensemble, de A à Z ! Cela nous a soudé durablement.

ET VOUS, QUEL EST VOTRE MEILLEUR SOUVENIR PENDANT CE COURT VOYAGE HUMANITAIRE ?

Camille
Camille

Camille SAMAEY (Présidente de l’association)

Le jeudi, j’ai beaucoup apprécié notre randonnée avec la découverte de cascades. Nous avons beaucoup marché ce jour-là et il a fallu s’entre-aider. Cela reste un très bon moment de partage avec des moments forts.

Lauriane
Lauriane

Lauriane CALIMIA

En semaine, nous avons fait danser les enfants en classe pendant une activité. C’était de la musique moldave, c’était très joyeux. On a même fait ensuite une grande ronde tous ensemble. Cela m’a émue.

marc Antoine
marc Antoine

Marc -Antoine RAIMBOURG

Je retiens pour ma part l’accueil particulièrement chaleureux du jeudi soir que nous ont réservé, à Hugo et à moi, les habitants qui nous logeaient. C’était un couple d’une soixantaine d’années, des retraités. Ce soir là, c’était la fête annuelle du village (« la Kram ») et ils ont sorti les bouteilles de vodka et l’eau de vie pour faire connaissance. Un chouette moment même si, exténués par nos 8h de trajet en bus, Hugo et moi sommes finalement allés très rapidement nous coucher.

manon
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Manon CLEACH

Nous avons organisé un match de basket avec les locaux et j’ai beaucoup aimé ! Ce France-Moldavie restera gravé dans ma mémoire. On a d’ailleurs été battus à plat de couture !

Cassandra
Cassandra

Cassandra LETHIAIS

Le 1er jour, on est arrivés dans le village à 4h du matin. Après 8h de bus et 3h de vol en avion. L’accueil de trois habitants, qui terminaient probablement leur joyeuse soirée, fut particulièrement sympathique. Un grand moment !

Julie
Julie

Julie GUITTENY :

La distribution des livres, le vendredi, m’a particulièrement émue. Notre association (« Envol & Vous ») avait commandé et payé 200 ouvrages (romans, contes, littérature…) à une maison d’édition locale. Heureusement, tout avait bien été acheminé dans le village et, le jour J, la distribution fut très bon enfant ! C’est vraiment à ce moment que j’ai réalisé que notre voyage avait du sens.

Hugo
Hugo

Hugo ROCHETA-DOS-BAMOS :

Franchement j’ai préféré la randonnée de 5h avec Maël, notre homologue local de l’association « Vent d’est ». Avec lui on a visité des carrières, des grottes disons, qui sont dans la montagne. La visite s’est faite « à la moldave », un peu comme dans l’émission Kho Lanta ! J’ai beaucoup aimé découvrir ces grandes grottes où, régulièrement, les locaux viennent refaire le monde en soirée.

Alexia
Alexia

Alexia TORRES :

Si je devais choisir, mon moment préféré fut l’organisation du parcours du combattant que nous avons fait pour les enfants dans leur cour de récréation. On a tous bien joué, y compris au ballon. Ce fut très festif !

Morgane
Morgane

Morgane SCHNEIDER :

J’ai été très émue au moment du départ, de la séparation avec les gamins. Notre « Au revoir » vers 14h le vendredi m’a littéralement fendu le cœur. J’avais les boules. Je me suis rendu compte, à ce moment, que nous leur avions vraiment beaucoup fait plaisir en venant dans ce village. Notre projet était vraiment utile !

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