Anthony Burt

Anthony Burt
Anthony Burt

J’ai choisi de m’orienter vers un diplôme d’assistant de service social car la solidarité, le don de soi et la générosité sont des valeurs fortes qui m’ont été inculquées dans mon éducation.
Aussi, je n’étais pas à l’aise avec les matières scientifiques, et les métiers du commerce ou de l’industrie ne m’ont jamais attiré. Avec un baccalauréat économique et social, j’ai été sensibilisé aux questions de sociologie. Les sciences humaines m’ont permis de comprendre mon attrait pour des métiers tournés vers l’être humain et la compréhension de son environnement. De nature curieuse et ouverte, je savais qu’en me tournant vers la profession de travailleur social, je pourrais en apprendre davantage sur le monde qui m’entoure. C’est aussi la dimension d’aide et d’accompagnement qui m’ont semblé correspondre à mes capacités et mes appétences. Bien que ce soit un métier où les hommes ne sont pas très représentés, cela m’a paru clair d’intégrer ce type de filière.

Au départ, j’ai surtout choisi l’EPSS pour des raisons de proximité géographique. Et aussi en comparant avec les autres écoles de la région, la répartition théorie/pratique, importante à mon sens, m’ont paru bien équilibrées.
En termes de contenu, je me souviens avoir été très vite plongé dans les différentes dimensions du travail social, notamment avec les séminaires de rentrée qui permettent d’explorer les champs d’intervention. Je pense que cela permet d’une certaine façon de se rendre assez vite compte si on va pouvoir évoluer dans ce domaine ou non. Au fil des 3 ans d’études, l’accompagnement et les interventions ont permis d’appréhender tant le savoir que le savoir-être.

Après l’école, j’ai passé un an en Roumanie avec le service volontaire européen, afin de découvrir le travail social dans un autre environnement, dans une autre culture. Ensuite j’ai travaillé en tant qu’assistant de service social dans une permanence d’accès aux soins de santé, par intérêt pour le champ de la maladie et de l’exclusion, et pour évoluer au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Puis afin d’évoluer dans ma profession et me tourner vers une dimension managériale, j’ai intégré un service du Samu social de la Croix-Rouge Française en tant que responsable d’équipe socio-éducative.
Je suis désormais volontaire au sein d’une organisation internationale en Afrique du Sud. Faisant partie d’un projet de vie, cela me permet d’acquérir de nouvelles compétences de conduite de projet, de découvrir une nouvelle culture, travailler dans une langue étrangère, rencontrer des problématiques sociales diverses. Se tourner vers l’international est l’occasion de s’ouvrir toujours davantage à l’autre.
L’anecdote d’un intervenant m’a marqué, il disait pendant un cours qu’une dame qui fréquentait un service social avait été choquée qu’on appelle les personnes accueillies les « usagés » (usagers). Elle disait : « sommes-nous si abîmés que ça ? » En effet, notre façon de voir, de nommer, d’accompagner doit toujours être empreint d’humilité pour nous rappeler que ce sont des êtres humains que nous avons en face de nous.